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Mardi 15 août 2006 2 15 /08 /Août /2006 21:26
Elle écrit seule à sa table et son café refroidit
Quatre mètres infranchissables, un bar un après-midi
J'avais rendez-vous je crois, j'avais pas le temps
Avec un pape ou peut-être un président
Mais la fille est jolie et les papes sont souvent patients

Elle était là dans son monde, son monde au beau milieu du monde
Loin, ses yeux posés ailleurs, quelque part à l'intérieur
Plongée dans son livre, belle abandonnée
En elle je lis tout ce qu'elle veut cacher

Dans chacun de ses gestes un aveu, un secret dans chaque attitude
Ses moindres facettes, trahie bien mieux que par de longues études
Un pied se balance, une impatience, et c'est plus qu'un long discours
Là, dans l'innocence et l'oubli
Tout était dit

On ne ment qu'avec des mots, des phrases qu'on nous fait apprendre
On se promène en bateau, pleins de pseudo de contrebande
On s'arrange on roule on glose on bienséance
Mieux vaut de beaucoup se fier aux apparences
Aux codes des corps, au langage de nos inconsciences

Muette étrangère, silencieuse bavarde
Presque familière, intime plus je te regarde

Dans chacun de tes gestes un aveu, un secret dans chaque attitude
Même la plus discrète ne peut mentir à tant de solitude
Quand ta main cherche une cigarette c'est comme une confession
Que tu me ferais à ton insu...

A ta façon de tourner les pages, moi j'en apprends bien davantage
La moue de ta bouche est un langage, ton regard un témoignage
Tes doigts dans tes cheveux s'attardent, quel explicite message
Dans ton innocence absolue.

Et ce léger sourire au coin des lèvres c'est d'une telle indécence
Il est temps de partir, elle se lève, évidente, transparente
Sa façon de marcher dans mon rêve, son parfum qui s'évanouit
Quand elle disparaît de ma vie...
Tout était dit,
Tout était dit.

  
         JJ Goldman.

Par Azazel - Publié dans : Errance
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Vendredi 21 juillet 2006 5 21 /07 /Juil /2006 20:14

                              ( Adaptation... et fiction ^^ )

 

 

 J'ai passé la nuit à te regarder dormir ...  et dans un regard clos d' Ange, ...  qui ne peut pas mentir,  un visage si calme ... qui ne peut pas vieillir,  ce que je ressens... difficile à écrire.

Le meilleur comme le pire, mettre sur tes lèvres un sourire  ...  avant qu'il ne soit trop tard,  que je vois dans tes yeux qui ne savent pas mentir, ils sont clos quand tu dors !!! ... c'est pour ça que j'ai passé la nuit à te regarder dormir.

Toute ma vie assis là, toujours vivre ça ... voir selon la lune différents reflets sur ton visage ... et le voir s'épanouir,  te bercer du regard, t'éloigner les cauchemards ...

J' viens de tomber sur ces lignes ... j'ai pris le temps de les relire, tu vois j'arrive toujours pas à dormir ... comme quand je passais mes nuits à te regarder dormir...  sans jamais en finir.

Mais aujourd'hui ... la nuit est si calme ...

Qu' il n'y a plus d'étoiles qui scintillent dans mon ciel ... respect à tous ceux qui se sont sortis des ruelles.           

Et j'arrive toujours pas à dormir ...  même rythme, même espérance ...  sans répit, pour gravir, en oubliant souvent, dans ma course contre le temps ... l'illusion vers l'abstrait.

Seul les guerriers maudits survivent ici, des fois y'a pas l'choix, un grand coup de pied dans une boîte en fer, les mains dans les poches et les yeux dans l'ailleurs, pas question de croire aux fées ... pas question de se laisser aller.

Lassé par le pain quotidien, marre de cette tranche de vie racie, marre de dire merci ... la raison fuit, devant la folie.

Moment d'inattention, cruelle déception, mon choix serait de t'épouser, toi la chance qui m'enlèverait de ce merdier.

A la France j'dirais qu'on a trente ans de moyenne, qu'on est là pour l'entailler ... que je suis enragé et que dans les airs j'aimerai m'envoyer ...

Mes voisins, j'les aime pas, alors j'fais pas d'efforts ... dès le matin, moi j'met du pe-ra très fort...  et c'est à coup de batte que les histoires se règlent.

Dite à ma haine qu'elle me blesse, qu'elle flingue ma jeunesse, et que ma douleur exagère.

A ceux qui sont partis trop tôt, j'leur dit  que je les oublie pas, les photos sont toujours là, et  que ce qui reste c'est comme pour moi.

Le monde est tout petit, on se reverra, c'est ce que tout le monde dit ...  l' amour est mort, soi tu pèses, soi tu t'casses ...

Ne leur dit pas que j'ai du sang sur les mains, que ces choses s'attirent, et que j'ai des choses à dire... enfin des bouts de phrases peuvent quitter mes murs.

Coupable, mais loin d'être apeuré.

          ( A suivre ... )

 

 

Par Azazel - Publié dans : Errance
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Jeudi 6 juillet 2006 4 06 /07 /Juil /2006 23:01
Je partirai, avec toi, dans ce pays qui n'a de connu que les rêves... les trains se seront arrêtés, et le reste aussi d'ailleurs.
J'avancerai plus loin que ces gares, avec toi je serais moi.
Là bas, tout sera plus beau, car tu seras là... près de moi. 
J'inventerai d'autres rivages à ton regard, et d'autres douceurs à tes envies.
Les silences nous chanterons notre passion... je calquerai sur ma vie l'empreinte de la tienne, toi mon amour...   prisonnier du couchant, de tes lèvres, de tes gestes...  je veillerai tes nuits, je serai ton ange... jusqu'à cette rumeur étrange qu'est le soleil virant à tribord, nous offrant la couleur du jour, et puis d'un jour,et puis d'une heure encore... pour un nouvel amour toujours, je t'offrirai enfin le présent, et tout ce que je suis.
Près de toi, au plus soyeux d'une plage immense, je regarderai à n'en plus finir la couleur des étoiles, dans tes yeux taillés à surprendre la lumière des comètes... et dans les soies que tu portes, là où se reposent mes plus beaux paysages.
A marcher près de toi, s'ordonne la danse rapportée de mes rêves, et mon coeur près du tien, je décrocherai la lune, brassant mes nuits et mes lueurs d'aubes, à prendre soin de toi, qui a posé les yeux sur moi.

Je te regarde, nous vivons, il fait désir... le temps fera une pause, plus loin... ailleurs...

Allez viens, je t'emmène...  pour être près de toi, là-bas... avec tout mon amour pour toi.

Par Azazel - Publié dans : Errance
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /Juin /2006 18:46
 
 Vous savez qui je suis, Ange de l'enfer, immortel, je suis éternel depuis la dissociation
 de
mon double.
 Je ne viens pas du ciel, je le contemple... à ce quelque chose qui préserve du néant,
 je ne dirais pas une prière à lui adresser, mais j'offre la souffrance infinie de mon âme,
 la défaillance de mes croyances.
 Sans aucun sens commun, ivre de votre amour mortel, de sensualité et de 
 métaphysique, je dérive à travers le temps...  entre aujourd'hui, hier et l'avenir,
 j
e peux voir la mer sans fin, dans la création et la finalité de l'univers.
 Perdu dans mes pensées, je me retrouve parfois parmis vous... il y a longtemps que
 je ne dors plus, et je peux vous le dire maintenant, la mort se sert du somme comme
 appât...

 N'ayez nulle crainte, elle n'est pas matière et ne peut influencer le désir et la soif de
 vivre,
comme un poison dans l'eau, elle se perd à contre courant.
 Accroupis au rebord et à l'ombre du monde, je médite, la nuit tombe, et comme
 la marée de toutes ces visions, elle scintille, la solitude possède une certaine
 délicatesse, garant par habitude, croyez bien en la plénitude, ... de certains
 romantismes,
et parfois de l'appréciation de mon état.
 On naît, on vit, on meurt... au travers des épreuves, ne vous contentez pas de ce
 passage
ephémère, il faut s' acaparer la vie... vous devez aimer fort,
 et ne pas vivre les sentiments à
l'envers.
 Cette procession terrestre, est une oeuvre d'art sublime, une douce mélodie,
 une bataille
gagnée.
 A ramener quelque chose de l' Au-delà, ( notez la majuscule ) dans votre monde,
 celui que
j'aime tant, et qu'il vous faut savoir à tout prix apprécier,
 un Ange n'est pas de trop...
 
Peut m'importe d'être déchu, de mes deux vies, appuyé au silence,
 je retombe au clapotis du
vide... sur le vide.
 Restent des îlots nageurs, chapelet de fulgurances par hautes eaux, parenthèses de
 poussières de souvenirs, qu' absorbent à nouveau dans la nudité des matins les rêves
 et
contemplations qui coulent dans mes veines malades.


Par Azazel - Publié dans : Errance
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Jeudi 15 juin 2006 4 15 /06 /Juin /2006 17:39
A vouloir rester l'autre... j'ai décoiffé la lune, à coups de dents, à coups de peu... pour eux, il n'y en a qu'une, comment leur dire que toutes ces inconstantes gravissent autour de moi, si seulement je pouvais... simplement briser le silence qui m'entoure et le ciel impatient de la clarté du jour...
Où que j'aille, d'ailleurs je vais où ? l'écho s'y perd, je n'ai noyé que mon visage, enfin l'autre, je joue de mon reflet, tel un effet qui s'use à trop jouer dans le miroir, face à face, bien en face, mais de dos.
Le bon sens ? sortir des limites, la sentence ? reconnaître les troubles où il ne reste pas de gouvernail mental...  l'équilibre dépend de ça, de la différence des doubles, et des jours.
Attend j' rallume, peuff peuff ...  ok j'suis reparti... t' es toujours là ?, t'as peur de rien et c'est très bien...  idéaliser, j' le fais pas trop... le sang sèche pas si vite... Aie, ça fait racaille !
Je déborde d'états seconds, j'm'en fou, j'suis l'autre, le second, celui qui rend pas de comptes.
S'evader concrètement, mais discrètement quand même... on en rêve tous non ? allez, allez...
Calmons les ardeurs, y'a pas d'effets spéciaux, t'es sûr de rien ici, même pas de ce que je dis...
Et des fois c'que j' vis, franchement, c'est pas une vie... ici où ailleurs, y'a pas de saisons, heureusement malgrè les yeux fermés je vois les étoiles, quelque chose caché derrière.
La solitude, c'est comme une balle qui jaillit d'un tube, j' vais rejoindre les autres, tous ces reflets à peine visible, dont la plupart sont transparents, même pas l'ombre d'une silhouette...
C'est dommage, j'avais bien commencé... comme toujours, mes choix aux intersections, la moindre erreur peut-être fatale et si vite nous plonger dans la fatalité.
Heureusement, j'ai lu quelque part qu'il fallait cracher nos souhaits...  je crois que je vais me déshydrater...


Par Azazel - Publié dans : Errance
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